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Comment puis-je vous aider?

Ah les intolérances, ces maux du XXIème siècle… Entre le lactose, le gluten, les végétariens, végétaliens et j’en passe, manger en voyage devient parfois difficile.

Je vais vous parler aujourd’hui de l’intolérance au lactose dont je souffre et comment celle-ci influence ma vie au quotidien et au fil de mes voyages.

La vie d’avant

Il y a encore 2 ans, j’ignorais que j’étais intolérante. J’avais constamment mal au ventre, certains jours étaient un calvaire tant les crampes me vrillaient le ventre ; d’autres, seule une douleur sourde entravait légèrement mes activités. Cette douleur n’avait aucun horaire, venait la nuit comme le jour, m’obligeait à passer un temps considérable assise sur le siège en priant qu’enfin sortent les gaz qui ballonnaient mon ventre comme celui d’une femme enceinte de 6 mois.

Pour les concours du plus gros ventre, je gagnais tous les paris alors que je suis en réalité une longue asperge !

Mais c’était mon quotidien que j’acceptais vaillamment jusqu’à ce que ces crampes invalidantes surviennent, pour finir, tous les jours et m’ont obligée à me faire remplacer lors de mes gardes hospitalières. Il fallait trouver ce qui ne tournait pas rond chez moi !

Le test est simple, vivre deux semaines sans toucher à un seul produit laitier et voir l’évolution de la douleur. Ce fut miraculeux ! Je revivais, littéralement. Je n’avais jamais pensé qu’il existait une autre vie sans douleur, sans crampes et sans ballonnement qui m’obligeaient à acheter des pantalons à haut taux d’élasthanne pour qu’ils puissent se distendre au fil des heures. En un mot, une résurrection !

Le nouveau quotidien

A partir de ce moment, la liste des courses a pris une nouvelle dimension. J’ai dû passer au crible fin toutes les étiquettes de toutes les denrées alimentaires pour pointer le lactose caché…

Exit le lait, la crème, le fromage, le yoghourt, le beurre et le lait en poudre ou lait concentré. Adieu le chocolat, les biscuits au beurre et les pains au chocolat. Une nouvelle ère s’était installée et allait tout chambouler.

J’ai donc appris à manger du lait et de la crème soja, à rechercher les fromages affinés de plus de 6 mois. Il a fallu faire le deuil des délicieux fromages de chèvre, de la fêta, du camembert et des raclettes.

La résistance est dure et la tentation bien grande mais chaque écart de régime est lourdement payé. N’ayant plus l’habitude d’avoir mal au ventre, je ne supporte plus l’apparition des premiers symptômes…

Et pour corser le tout, je venais, quelques mois auparavant, de décider d’être végétarienne, réduisant ainsi encore drastiquement mon choix de nourriture. Pensez-y quelques secondes, que choisiriez-vous au restaurant si vous ne pouvez commander ni viande ni lait ?

Je peux vous assurer que la carte actuelle de nos restaurants belges n’autorise pas beaucoup de choix. Même les pâtes sont souvent gorgées de crème, de fromage ou de lardon ! Ainsi donc, je me suis mise en quête de restaurants vegan qui, malgré leur faible densité, offrent une alternative alléchante.

Les pays interdits

Il n’y a pas uniquement en Belgique que cette intolérance au lactose pose un grand problème.

Pensez à nos voisins les Français dont le dessert favori est… le fromage ! Fini les grands plateaux et les repas fromage-vin entre amis. Entre le gratin dauphinois et la crème brulée, je pleure ce régime salvateur et détesté. Et hop, privée de dessert en plus !

Il en va de même pour la Suisse où fondue et raclette me faisaient fondre bien des années auparavant. Fondre est en effet le mot puisque le fromage fondu ingéré me faisait fondre de douleur dans mon lit … Allez savoir pourquoi j’en raffole encore toujours autant !

Essayer d’imaginer ne fusse qu’un seul instant ce à quoi peut ressembler une semaine de sports d’hiver en station de ski sans ces mets délicieux. Je vous mets au défi de tenter, juste pour l’expérience…

Loin de la neige se dresse les colonnes de la Grèce, paradis de la feta et du tzatziki. Quelle tristesse de s’interdire d’aussi délicieux plats quand on sait qu’une grande partie de l’âme grecque se trouve dans l’assiette ! Ce n’est pas sans me souvenir que mon escapade en Crête, aussi merveilleuse qu’elle fut, a été tintée de crampes et dents serrées pour continuer les visites… J’y retournerai, en voyageant autrement, afin de profiter pleinement des richesses de ces îles.

Un peu plus loin s’étend l’Italie aux délicieux parfums de pâtes fraiches et pizzas. Mon sourire retrouve un peu de contenance car ici, la mozzarelle et le parmesan sont rois et devinez quoi ? Ils me sont autorisés ! En effet, la vraie mozzarella est fabriquée à partir de lait de bufflonne, le seul lait qui ne contient pas de lactose… Quel bonheur ! Tandis que le parmesan est si vieux que tout le lactose a été pris en charge par les fermants lactiques, hourra !

L’Italie prend des points mais rien ne vaut l’Asie du Sud Est pour être à 100% détendue…

Le bonheur de l’Asie

En effet, en Asie, c’est le soja qui est roi ! Une grande partie de la population est intolérante au lactose depuis des générations et la culture a exclu une grande partie de produits laitiers. C’est ainsi que je découvre avec ravissement que je ne dois presque plus faire attention à mon assiette !

3 semaines à Bali, 3 semaines d’insouciante et de liberté. Mon ventre ne m’a fait souffrir qu’une seule fois car j’ai eu le malheur de manger un « poulet » tikka massala où le poulet avait été remplacé par le tofu mais où la crème était bien réelle… Trop de confiance après avoir passé plus de deux semaines et demi désinvolte ? Le retour à la réalité fut brutal et les quelques crampes résiduelles n’ont pas été agréables lors de mon vol de retour !

Dès que les contraintes liées à l’alimentation envolées, le voyage devient léger et l’épanouissement intense. Je comprends à présent l’exaltation des autres voyageurs à l’idée de goûter, sentir, déguster tous des nouveaux repas aux quatre coins du monde. L’impression est enivrante, les échanges avec les autres se passent agréablement bien, sans aucune justification de mon régime alimentaire un peu spécial. Je suis comblée !

Bien entendu, il ne s’agit là que d’une seule expérience en Indonésie mais le ressenti qu’elle laisse est incomparable. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer deux jeunes vietnamiennes qui m’ont initiées à leur nourriture, si différente de la nourriture balinaise. A nouveau, mes gardes étaient en place ; où se trouve le lait ? Elles rient de mon attitude de chien pisteur et me rassurent, je peux manger sans crainte ! Mmm… Délicieux le vietnamien et les filles sont très accueillantes. Et si le prochain voyage se faisait là-bas ?

Avant de rentrer de Bali, un tour au marché s’impose. Il est indispensable de rapporter des épices et denrées alimentaires qu’il est impossible de trouver en Belgique. Hé oui, ce sont mes souvenirs à moi, les recettes de cuisine avec les ingrédients d’ailleurs afin de ramener une partie du pays dans mes valise.

Croyez-le ou non, ce sont les odeurs qui peaufinent toute l’ambiance d’un lieu. Il suffit juste d’un peu d’arômes pour voyager et j’adore les apporter en entier dans ma cuisine !

Sur ce, il y a un gado-gado qui m’attend…

One Reply to “L’intolérance au lactose en voyage”

  1. Greggfed says: 16 octobre 2019 at 9 h 52 min

    Теперь буду знать

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